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05.05.2007

L'Appel des Résistants : il faut voter Ségolène Royal

L'appel des resistant


- 8 Mars 2004 -


Pour contester les politiques gouvernementales et essentiellement celles de Nicolas Sarkozy (et appeler à la méfiance) ... déjà :


Par Lucie Aubrac, Raymond Aubrac, Henri Bartoli, Daniel Cordier, Philippe Dechartre, Georges Guingouin, Stéphane Hessel, Maurice Kriegel-Valrimont, Lise London, Georges Séguy, Germaine Tillion, Jean-Pierre Vernant, Maurice Voutey.

"Au moment où nous voyons remis en cause le socle des conquêtes sociales de la Libération, nous, vétérans des mouvements de Résistance et des forces combattantes de la France libre (1940-1945), appelons les jeunes générations à faire vivre et transmettre l'héritage de la Résistance et ses idéaux toujours actuels de démocratie économique, sociale et culturelle. Soixante ans plus tard, le nazisme est vaincu, grâce au sacrifice de nos frères et sœurs de la Résistance et des nations unies contre la barbarie fasciste. Mais cette menace n'a pas totalement disparu et notre colère contre l'injustice est toujours intacte.

Nous appelons, en conscience, à célébrer l'actualité de la Résistance, non pas au profit de causes partisanes ou instrumentalisées par un quelconque enjeu de pouvoir, mais pour proposer aux générations qui nous succèderont d'accomplir trois gestes humanistes et profondément politiques, au sens vrai du terme, pour que la flamme de la Résistance ne s'éteigne jamais.

  • Nous appelons d'abord les éducateurs, les mouvements sociaux, les collectivités publiques, les créateurs, les citoyens, les exploités, les humiliés à célébrer ensemble l'anniversaire du programme du Conseil national de la Résistance (CNR), adopté dans la clandestinité le 15 mars 1944 : Sécurité sociale et retraites généralisées, contrôle des « féodalités économiques », droit à la culture et à l'éducation pour tous, presse délivrée de l'argent et de la corruption, lois sociales ouvrières et agricoles, etc. Comment peut-il manquer aujourd'hui de l'argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes sociales, alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération, période à laquelle l'Europe était ruinée ? Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l'ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l'actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie.
  • Nous appelons ensuite les mouvements, partis, associations, institutions et syndicats héritiers de la Résistance à dépasser les enjeux sectoriels, et à se consacrer en priorité aux causes politiques des injustices et des conflits sociaux, et non plus seulement à leurs conséquences, à définir ensemble un nouveau « programme de la Résistance » pour notre siècle, sachant que le fascisme se nourrit toujours du racisme, de l'intolérance et de la guerre, qui eux-mêmes se nourrissent des injustices sociales.
  • Nous appelons enfin les enfants, les jeunes, les parents, les anciens et les grands-parents, les éducateurs, les autorités publiques, à une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation marchande, le mépris des plus faibles et de la culture, l'amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous. Nous n'acceptons pas que les principaux médias soient désormais contrôlés par des intérêts privés, contrairement au programme du Conseil national de la Résistance et aux ordonnances sur la presse de 1944.

Plus que jamais, à ceux et celles qui feront le siècle qui commence, nous voulons dire avec notre affection : « Créer c'est résister. Résister c'est créer. » "

04.05.2007

NOUVELLES CENSURES ET COMPLAISANCES DE MEDIAS AUX ORDRES

Nouvelles censures et complaisanses à répétition sous la pression de Nicolas Sarkozy.

On se doit de condamner la censure exercée par l'AFP, l'AP et Reuters (les 3 seules agences de presse mondiales) sur les communiqués émanant des proches de Ségolène Royal.

Une fois de plus, on constate que les médias sont "aux ordres".

Le journal "Le Parisien" publie demain une interview de Nicolas Sarkozy alors même que la campagne est censée se terminer ce soir à 23h59. 

Malgré la saisie des autorités compétentes, on peut supposer que c'est parce que celles-ci sont dirigées par des proches du candidat UMP, qu'aucune annulation n'a été produite.

Cette interview paraîtra le jour même du scrutin dans certains DOM-TOM.

C'est tout simplement scandaleux et anti-démocratique, mais aucun média n'a réagit, conformément aux souhaits de Nicolas Sarkozy.

De plus, les communiqués dénonçant cette parution sont restés bloqués dans les agences (voir le dernier communiqué censuré ci-dessous, trouvé une fois de plus sur le seul site de "Désirs d'avenir").

Quel régime nous propose donc le candidat d'une nouvelle droite dure ? L'Etat UMP ? L'autoritarisme camouflé ?

 

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N.B. :

- France Télévisions (l’Etat français : France 2, France 3, France 4, France 5, RFO, France 24, France ô) est présidé par Patrick de Carolis (soutien de Nicolas Sarkozy), et contrôle une diffusion réalisant 40% de l’audience française.

- TV5 est présidé par François Bonnemain, un proche de Jacques Chirac et un soutien de Nicolas Sarkozy.

- Radio France (France Info, France Inter,France Culture, France Bleu, France Vivace, Le Mouv’), est présidé par Jean-Paul Cluzel, longtemps collaborateur de Jacques Chirac, soutien de Nicolas Sarkozy. 

- Le groupe Bouygues détient TF1 et LCI (Martin Bouygues est le parrain du fils de Nicolas Sarkozy) : 40% de l’audience.

- M6 est présidé par Nicolas de Tavernost, c’est un soutien de Nicolas Sarkozy.

- Le groupe Lagardère (Arnaud Lagardère considère Nicolas Sarkozy « comme son frère ») et Editis (propriété de Wendel : présidé par Ernest-Antoine Seillière) réalisent plus des 2/3 de la production littéraire française.

- Lagardère détient de très nombreux magazines et radios, tels Paris Match et Europe 1.

- Dassault détient de nombreux quotidiens et magazines, tels Le Figaro et Valeurs Actuelles (Le fils Olivier Dassault est député UMP, Serge Dassault est sénateur UMP et un très proche de N. Sarkozy)

- Le CSA est présidé par Michel Boyon, ancien directeur de cabinet de Jean-Pierre Raffarin 

- 60% de la diffusion de la presse magazine sont réalisés par Lagardère, Mondadori France (Silvio Berlusconi) et Dassault.

- Agences de presse : il n’y a que 3 agences mondiales : AP (presse US), Reuters (en France, lié à l’Etat français) et AFP (présidé par Pierre Louette, ancien du cabinet d’Edouard Balladur et soutien de Nicolas Sarkozy).

à Tous ces groupes, fonds de pension et fonds spéculatifs ont des intérêts croisés : administrateurs communs, actionnaires communs, etc. Un grand nombre de leurs dirigeants proviennent de cabinets ministériels, et réciproquement. Chaque parlementaire mentionné a voté la loi DADVSI.

  

--------------

 

Communiqué censuré jusqu’à 21h00 pour que les journaux télévisés n’en parlent pas :

"François Rebsamen et Jean-Louis Bianco, directeurs de campagne de Ségolène Royal, s'étonnent de la publication demain samedi 5 mai par le quotidien «  Le Parisien-Aujourd'hui en France » d'une interview de Nicolas Sarkozy.

Les règles applicables à l'élection présidentielle prévoient que toute campagne électorale est interdite à compter de vendredi 24 heures. La publication de cette interview contrevient donc à cette règle.  

François Rebsamen et Jean-Louis Bianco demandent au candidat Nicolas Sarkozy de respecter les règles démocratiques, auxquelles tout postulant à la Présidence de la République se doit spécialement de se conformer. Ils demandent également au journal « Le Parisien- Aujourd'hui en France » de renoncer à la publication de cette interview.

L'Etat impartial souhaité par une majorité de Françaises et de Français le 22 avril dernier exige une exemplarité en tout premier lieu de celle ou de celui qui souhaite exercer les fonctions de Président de la République."

 

 

NB : LA DEPECHE VIENT D'ETRE PUBLIE, A 21H00, EVIDEMMENT APRES LES JT DE 20H00... 

"Il ne s'est jamais caché, vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas"

Article envoyé par "machinchose", rédacteur anonyme d'AgoraVox (site qui n'a étonnament toujours pas souhaité publier cet article), très intéressant : 
 
 
medium_sarkozy.jpgEn Fevrier, Thierry Pech, le « patron » de la république des idées écrivait sur son blog (1) ceci :

« Imaginons à présent qu'un candidat à l'élection présidentielle promette de confier au chef de l'Etat certaines des fonctions du chef du gouvernement. Imaginons qu'en outre, il laisse entendre qu'il resterait volontiers à la tête du parti majoritaire une fois élu : chef de l'Etat donc, mais aussi un peu chef du gouvernement et peut-être bien chef de la majorité aussi. Imaginons que, par le passé, ce même candidat n'ait guère fait preuve de respect à l'égard du pouvoir judiciaire, qu'il n'ait manqué aucune occasion de formuler des doutes sur la compétence des juges, de fustiger leur irresponsabilité, voire de mettre en cause leur neutralité idéologique. Imaginons que, dans l'exercice de ses responsabilités passées, il ne se soit pas montré très soucieux de prévenir l'arbitraire dans les pratiques de l'administration dont il avait la charge. Que, par exemple, il ait couvert de son autorité une forme de loterie préfectorale des expulsions et des régularisations concernant des enfants scolarisés de sans-papiers, c'est-à-dire qu'il ait laissé s'installer l'inégalité des personnes devant la règle de droit. Imaginons qu'il ait de surcroît proposé et fait voter des lois qui contournent les principes fondamentaux du droit commun, par exemple en associant à des qualifications aussi floues que le « crime organisé » des procédures d'exception peu soucieuses des libertés individuelles. Imaginons enfin qu'il n'ait pas une idée suffisamment élevée de la liberté et de l'indépendance de la presse pour retenir ses attaques quand celle-ci a le malheur de lui être contraire…
Les intellectuels partisans d'une politique des droits ne pourraient probablement pas accorder leur onction à ce personnage sans craindre pour les principes au nom desquels ils se sont si souvent et si durement battus. Non, un tel ralliement serait tout simplement inimaginable.»

Et pourtant certains se sont ralliés. Depuis cela ils ont du accepter l'association de ministère de l'identité nationale et de l'immigration. Depuis cela ils ont du accepter la scandaleuse réécriture de l'histoire de France et la franchement dégueulasse (je ne vois pas d'autre mot) et indigne attaque contre l'Allemagne dont le seul but aura été de flatter la France profonde la plus rance.
Depuis cela on aura ils auront du accepter l'idée selon laquelle il faudrait « liquider » 1968 !
Et Mme Simone Veil, par exemple, qui doit tant à 1968 et aux députés de gauche, après avoir du accepter tout cela pour satisfaire son désir absolu de vengeance contre M. Bayrou, a accepté de monter à la tribune la plus démagogique de France pour faire huer les RMIstes. Quelle élégance ! et pas un ! pas un de ces intellectuels n'a bougé son petit doigt. Pas un n'a dit « c'est peut être un peu excessif comme stigmatisation ». Pas un.

M. Sarkozy a déclaré qu'un délinquant à 16 ans était définitivement foutu pour justifier le besoin de faire du « depistage de délinquance » dès 3 ans. Pas un n'a dit mot ! pas un !

M. Sarkozy se pose en victime médiatique, tous le soutiennent.

Alors cela ce sont les intellectuels. Tout cela c'est leur engagement, leur peur, leur lacheté, leur compromission.

Mais tout cela c'est aussi votre responsabilité, NOTRE responsabilité de citoyen. Nous avons laissé dire de l'un ce que nous aurions refusé de tous les autres. Et nous savons. Nous savons qu'il a obtenu le limogeage d'un journaliste, nous savons qu'il a institué l'arbitraire face à la loi, nous savons qu'il a manqué à son devoir de loyauté vis à vis de son pays lors de son voyage aux etats-unis, nous connaissons son communautarisme et son goût pour la religion, toutes les religions, même les plus sectaires. Nous avons lu le canard enchainé, nous le savons probablement coupable au moins d'une prise illégale d'interet, nous savons que la justice et la police ont été noyauté de bas en haut. Nous avons vu les nominations au CSA, nous connaissons les rapports entre M. Sarkozy et la presse. Nous savons tout cela.

Nous savons que c'est l'UMP qui offre ses images aux chaines de télévision qui les acceptent. Nous savons cela. Nous avons constaté à l'écoute de ses meetings qu'il ne voit le monde que dans une éternelle opposition. Les coupables et les gentils. Nous savons qu'ainsi il s'autorise des usages réthoriques inacceptables dans un débat républicain lorsqu'il dit, par exemple, « moi, je suis du coté des honnête gens. ». Cette phrase qui est non seulement stupide en tout point mais qui sous-entend en plus que Mme Royal serait du coté des fraudeurs. M. Sarkozy nie le débat. Ce genre de réthorique nie le débat. Il l'a d'ailleurs refusé jusqu'au bout. Et ce dernier débat il ne le fait que pour apparaître calme. Le fond n'a jamais eu d'importance. Son programme on le connaît depuis 5 ans. Son programme c'est la France qui se lève tôt et la France dont on fiche l'ADN, son programme c'est le pouvoir. Et voilà qu'il est à deux doigts de l'obtenir.

Il est à deux jours de l'avoir parce que certains de ceux qui savent choisissent de s'en satisfaire par mysoginie ou irresponsabilité politique (« je ne voterais jamais à gauche »). Il est à deux jours de l'avoir parce que ce que nous savons la plupart des gens ne le savent pas. Parce que les journalistes n'ont plus fait leur travail, parce que les citoyens ne font plus leur devoir de reflexion et d'information, parce qu'ils acceptent la démagogie sans plus se poser de questions. Il est sur le point de l'obtenir parce que les « intellectuels » d'aujourd'hui vont à la soupe. Rien de plus.

Nous livrons la république à quelqu'un qui assume de dire « vive la république et, par dessus tout, vive la France ». Par dessus la république, la France. Par dessus TOUT, la France. Nous laissons cela se faire. Nous laissons faire face à l'aveu même du peu de cas qu'est fait par cet homme de nos valeurs fondamentales.

Personnellement je voterai pour Mme Royal. Je n'aime pas cette France qui réécrit son histoire comme les pires régimes. Je n'aime pas cette France qui parle de « droit de l'hommiste », je n'aime pas cette France qui méprise son avenir par un goût rance pour un passé idéalisé. Je n'aime pas cette France qui se replie. Je n'aime pas cette France égoïste. Va t on me demander de la quitter ?
 
 
Machinchose 

Charge de Royal contre les médias de Bouygues et Lagardère

medium_f.2.jpgSégolène Royal critique certains médias dont la couverture de la campagne en vue de l'élection présidentielle est, selon elle, influencée par les liens de leurs dirigeants avec Nicolas Sarkozy.

La candidate socialiste a cité la chaîne d'information LCI, filiale de TF1 (groupe Bouygues) et le groupe Lagardère.

"Je ne suis liée à aucune puissance financière, à aucun système médiatique qui aujourd'hui fonctionne comme de véritables tracts", a affirmé Ségolène Royal au micro de RTL.

"Je regardais hier les informations sur LCI. Le résumé qui était fait du débat que nous avons eu ensemble, à croire cette chaîne, c'est moi qui avait tout faux et Nicolas Sarkozy qui avait tout juste", a-t-elle déclaré, précisant que plusieurs erreurs du candidat de l'UMP lors du débat de mercredi soir n'avaient pas été évoquées.

"Il a des relais extrêmement puissants dans les médias avec le groupe Bouygues, Bouygues qui est le parrain de son fils, le groupe Lagardère...", a encore expliqué la candidate du PS, du MRC et du PRG.

Le candidat centriste François Bayrou avait de la même manière dénoncé avant le premier tour les relations entre le président de l'UMP et les principaux groupes de médias français.

TF1, détenue à 42,9% par Bouygues, est la première chaîne de télévision française avec une part d'audience de 31,6% en 2006. Le groupe Lagardère est le premier éditeur de magazines au monde avec notamment Paris Match et Elle. Il contrôle également la radio Europe 1.

Martin Bouygues, P-DG du groupe de communication et de B-TP du même nom, a été l'un des témoins de mariage de Nicolas et Cécilia Sarkozy. Il est le parrain de leur fils Louis.

Arnaud Lagardère, président du groupe Lagardère, est un ami proche de Nicolas Sarkozy. Selon Le Monde daté du 17 novembre 2006, lors d'un séminaire des cadres du groupe Hachette à Deauville en avril 2005, il avait présenté ainsi l'homme politique : "Je ne vous présente pas un ami, je vous présente un frère".

L'autre témoin de mariage de Nicolas Sarkozy était Bernard Arnault, président du numéro un mondial du luxe LVMH et propriétaire du quotidien économique La Tribune.

"Ce n'est pas insultant pour les journalistes, c'est la réalité, le candidat est lié à des enjeux financiers", a déclaré Ségolène Royal.

"Je crois qu'à un certain moment il faut dire les choses telles qu'elles sont et on sait parfaitement qu'il y a des liens très étroits entre les groupes financiers, les groupes médiatiques et le candidat de l'UMP qui est aussi le candidat du Medef. Toutes les entreprises du CAC 40 ont soutenu le candidat de l'UMP", a-t-elle ajouté.

Au journaliste qui lui faisait valoir que les capitaux possédant les groupes de médias ne perturbent pas le travail journalistique, elle a répondu : "Si, ça affecte le travail, vous le savez très bien".

L'élection de Nicolas Sarkozy déclencherait "des violences et des brutalités", selon Ségolène Royal

medium_f.jpgLa candidate socialiste Ségolène Royal a mis en garde vendredi contre "les risques" que représentent "les violences et les brutalités" que déclencherait l'élection de Nicolas Sarkozy.

"Le choix de Nicolas Sarkozy est un choix dangereux, je ne veux pas que la France soit orientée vers un système de brutalité", a lancé Ségolène Royal sur RTL. "Cette candidature est à risque".

Il est de "ma responsabilité de lancer une alerte par rapport aux risques de cette candidature et aux violences et aux brutalités qui se déclencheront dans le pays", a lancé la candidate socialiste. "Tout le monde le sait et personne ne le dit ; c'est une sorte de tabou".

Ségolène Royal a prédit qu'"il y aura des tensions très fortes dans le pays, parce qu'il a multiplié provocations et violences verbales en particulier à l'égard des quartiers populaires". Quartiers où il "ne peut pas se rendre sans susciter des mouvements qui le conduisent et le contraignent à être encadré par plusieurs centaines de policiers".

Interrogée sur le fait que ce serait elle ou le chaos, la candidate socialiste a avancé qu"'il y a quelque chose de vrai dans cette vision des choses". "Il faut qu'il se demande pourquoi il en (des violences NDLR) suscite autant".

"Lors de son dernier meeting, il a utilisé un certain nombre de propos qui ne sont pas dignes d'un candidat à la présidence de la République, qui ne sont pas conformes aux valeurs républicaines: liquider mai 68, reformater les Français, il a fait acclamer le mot de karcher", a-t-elle rappelé.

Le candidat de l'UMP "flatte ce qu'il y a de plus sombre chez l'être humain", alors qu'elle veut "encourager la lumière" de chacun.

Quant à ses mauvais chiffres dans les sondages, Ségolène Royal a reconnu que si "tous les sondages (l)'ont donnée perdante, une élection n'est pas faite par les sondages". "Je me bats jusqu'au bout pour convaincre les Français". "Il faut mobiliser jusqu'au bout et faire comprendre aux Français le choix devant eux".

03.05.2007

Un débat largement dominé par Ségolène Royal face à un Nicolas Sarkozy pleutre

medium_070502230839.m3if6dx00_la-candidate-socialiste-segol-ne-royal--c--applaudb.jpgSégolène Royal a su s'imposer en regardant dans les yeux Nicolas Sarkozy qui prenait "refuge" auprès des journalistes, baissant systématiquement la tête et se forçant à garder son calme. 
 
"Aujourd'hui, les Français s'inquiètent beaucoup de la montée des violences et des agressivités dans la société française. Le nombre de faits de violence à l'école a augmenté de 26%". Ségolène Royal plaide pour "une France où l'agressivité et les violences reculent".

"Je crois que la morale politique demande que les responsables rendent des comptes par rapport à ce qu'ils ont fait. Vous estimez-vous pour une part responsable de la situation dans laquelle se trouve la France aujourd'hui ?"

Les "agressions ont augmenté depuis 2002" alors que "M. Sarkozy, vous aviez parlé de la 'tolérance zéro".

"Le commissariat de Clichy que vous aviez promis, il n'est toujours pas ouvert".

La candidate socialiste conteste la proposition de Nicolas Sarkozy de supprimer un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite. Citant le viol d'une femme policier à la sortie de son commissariat à Bobigny, elle estime que "peut-être que cette femme ne se serait pas fait violer" "s'il y avait davantage de policiers". Elle évoque la délinquance sexuelle "qui vous en conviendrez avec moi, n'a rien de génétique".

"Non, M. Sarkozy, je ne diminuerai pas le nombre de fonctionnaires". "Les agents publics seront protégés, en particulier les femmes" qui "seront raccompagnées à leur domicile lorsqu'elles sortent tardivement de leur commissariat de police."

Concernant l’éducation, Ségolène Royal estime qu’il « faut un nouveau pacte éducatif ». «il y a beaucoup de souffrances, les enseignants ont besoin d’ une revalorisation de leur travail, les violences ont augmenté, 50 000 emplois jeunes ont été supprimés. Je remettrai l’éducation au cœur de tout. Je veux que tous les enfants sortent de l’école avec un bagage. » Elle propose ainsi un « service public de la petite enfance », « l’école obligatoire dès trois ans » et « la mise en place d’un soutien scolaire individualisé ». Ségolène Royal estime nécessaire de « diviser les gros collèges », afin qu’il n’y ait pas plus de 600 élèves par collège et de limiter les classes à 17 élèves par classe pour que les enseignants aient un vrai travail individualisé avec l’élève.

La candidate socialiste veut porter la croissance à un rythme de croisière de 2,5%. Pour résorber la dette, il faut "d'abord relancer la croissance" pour aller vers un "taux de 2,5%". "Je le ferai en faisant un nouveau pacte avec les entreprises", et ce n'est "pas incompatible avec le progrès social, bien au contraire". "Je vais concentrer sur les PME les aides publiques" et les "allègements de charge". Les PME qui réinvestissent leurs bénéfices verront ainsi l'impôt sur les sociétés "divisé par deux".

"Si la croissance est supérieure à 2,5% (par an), à la fois je finance mon pacte présidentiel et s'il y a davantage de croissance je prends l'engagement que tout ce qui sera au-dessus de 2,5% de croissance sera consacré au remboursement de la dette".

Ségolène Royal propose une "nouvelle étape, mais une vraie cette fois" de régionalisation pour supprimer les "doublons" et "lutter contre toutes les formes de gaspillage d'argent public". Ce sera "une véritable réforme de l'Etat" pour qu'il soit "plus rapide, plus efficace et plus économe".

"Ce n'est pas moi qui gère l'assurance maladie, mais c'est quand même de l'argent public qui est dépensé et des cotisations qui sont payées sur des salaires". "Je redéploierai", car "moi je le pourrai".

"C'est la cohérence politique de la répartition des responsabilités. Aujourd'hui, qu'est-ce qu'il se passe ? Vous avez une loi de la décentralisation tellement confuse, qu'elle a entraîné une superposition des compétences entre les différentes collectivités territoriales et qui fait que tout le monde s'occupe de tout. "

"Sur la question des heures supplémentaires, moi je crois que votre proposition est non seulement dangereuse mais inefficace". On ne travaille pas suffisamment, parce qu'il y a trop de personnes au chômage".

Or, avec la proposition d'exonération des 35 heures, "un employeur aura davantage intérêt à donner des heures supplémentaires à un salarié qu'à recruter". Par ailleurs, "les heures supplémentaires sont possibles aujourd'hui, vous le savez bien". Or, "cette possibilité-là n'est même pas utilisée par les salariés. Pourquoi ? Parce qu'ils ne veulent pas forcément travailler plus".

"Moi je propose au contraire de donner de l'emploi à ceux qui n'en ont pas", aux jeunes en particulier avec les emplois tremplins. « Moi je serai la présidente de ce qui marche, sans œillère .»

"Si vous pensez que les 35 heures ont fait autant de dégâts, pourquoi ne les avez-vous pas supprimées?"demande-t-elle à Nicolas Sarkozy. "Parce que vous savez bien que ça correspond à un progrès social". Et "elles ne sont pas responsables de tous les maux de la terre".

Toutefois, "la deuxième loi sur les 35 heures a été une loi trop rigide". "Je suis capable de regarder les choses telles qu'elles sont. Cela a créé des difficultés dans les petites entreprises, c'est vrai", donc "nous rediscuterons des 35 heures" pour voir "de quelle façon elles peuvent être généralisées et dans quelle branche".

"La réponse très précise sur les 35 heures, c'est qu'il y aura sur ce sujet comme sur les autres la négociation entre les partenaires sociaux, branche par branche". En l'absence d'accord, il n'y aura "pas de généralisation des 35 heures dans les entreprises concernées".

"Nous réformerons les régimes spéciaux, y compris le vôtre"."Vous ne parlez jamais du régime spécial des parlementaires et celui-ci aussi je le remettrai à plat".

Ségolène Royal estime que le bouclier fiscal défendu par Nicolas Sarkozy était "très injuste", citant en exemple une "riche héritière" qui a reçu "sept millions d'euros" de remboursement d'impôt en raison de l'application de cette nouvelle mesure. "Il faut faire attention aux injustices fiscales" et "à la façon dont vous voulez exonérer un certain nombre de patrimoines élevés".

A propos du nucléaire, "Vous avez une approche très approximative sur un sujet extrêmement technique mais en même temps extrêmement grave. Vous venez de dire une série d'erreurs. Cela peut arriver mais il faudra que vous révisiez un peu votre sujet".

"Il serait sans doute plus intelligent d'investir déjà dans la quatrième génération" des centrales nucléaires. Il faut "maintenir la part du nucléaire" mais "augmenter la part de l'énergie renouvelable".

La candidate socialiste souhaite que les questions liées à l’immigration soient "dégagées de tout enjeu politicien". Elles "ne doivent pas être exploitées. Aller arrêter un grand-père devant une école et devant son petit-fils, ce n'est pas acceptable dans la République française". Ségolène Royal se déclare favorable aux régularisations "au cas par cas".
 
 
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A qui profite un tel sondage?

L'institut Opinion Way a déjà à plusieurs reprises démontré son manque de fiabilité. Sans aucune précision sur les marges d'erreur, cet organisme proclame que Nicolas Sarkozy serait le vainqueur du débat d'hier soir sur tous les sujets économiques et sociaux, abandonnant les restes d'empathie à Ségolène Royal pour les thèmes dits compassionnels. Jean-Louis Bianco et François Rebsamen, co-directeurs de campagne de Ségolène Royal, s'insurgent contre ces pratiques et dénoncent des manoeuvres de commande.
 

02.05.2007

"Elle est innovante, adaptée à la mondialisation et elle préparera mieux la France à l'avenir que la politique de Nicolas Sarkozy" : DSK

medium_070502095104.j5vj75840_des-milliers-de-personnes-rassemblees-au-stade-chab.jpg Dominique Strauss-Kahn assure qu'il ne faut pas avoir "de crainte à l'égard de la politique économique que présente Ségolène Royal".

"Elle est innovante, elle est adaptée à la mondialisation et elle préparera mieux la France à l'avenir que la politique de Nicolas Sarkozy", "Nicolas Sarkozy, cela va être le conflit".

"Le sujet qui a été mis sur la table, c'est finalement de savoir si les propositions de Ségolène Royal sont solides, sont crédibles. Et moi je réponds « oui »".

"Je me porte garant de la façon dont la politique économique pourra être conduite si Ségolène Royal est élue".

L'ancien ministre de l'Economie estime qu'entre Ségolène Royal et François Bayrou, "sur de nombreux sujets on a vu des proximités, et puis on a vu des différences notamment en matière économique et c'est bien normal".

Dominique Strauss-Kahn fait valoir qu'entre 1997 et 2000, lorsqu'il était à Bercy, François Bayrou n'avait pas émis de critiques à part sur les 35 heures.

01.05.2007

Une leçon de démocratie pour un vote démocratique

Samedi dernier, l’échange des points de vue entre Madame Ségolène Royal et Monsieur François Bayrou, a constitué une véritable leçon de démocratie.

Les pressions des proches de Nicolas Sarkozy ou de lui-même sur la Presse Quotidienne Régionale (au-delà de sa rencontre avec le Président du Syndicat de la PQR, rappelons que ses "amis" MM. Lagardère, Dassault et Minc en contrôlent au moins indirectement une grande partie) puis sur les médias audiovisuels (là encore, ses mêmes proches avec également Martin Bouygues, en contrôlent la majorité) n’ont pas empêché la tenu de cet échange qui apparaissait pourtant comme tout à fait légitime entre ceux arrivés second et troisième au terme du premier tour de l’élection présidentielle.

Quoi de plus normal que de discuter, en vue de dégager d’éventuelles convergences ? En l’espèce, si des divergences connues ont été rappelées, essentiellement sur l’économie (encore que celles-ci ne sont pas plus fortes que celles existants entre François Bayrou et Nicolas Sarkozy comparé par le centriste à Silvio Berlusconi, le seul en Europe avant le candidat UMP, à avoir préconisé la suppression de l’impôt sur les successions), d’importantes conceptions communes ont été mis en avant.

Celles-ci portent sur des sujets aussi essentiels que l’Etat impartial, la fin de la concentration excessive des médias, les valeurs républicaines, la prévention toujours en amont de la répression, de nombreuses valeurs de solidarité, etc.

Aujourd’hui, elles l’emportent très largement sur d’autres domaines plus spécifiques. Elles l’emportent parce que Nicolas Sarkozy qui a dès le premier tour récupéré sans aucun doute une bonne moitié de l’électorat frontiste, est plus que jamais de la droite dure, extrême. Une droite « décomplexée » qui assume désormais ses idées ultra-libérales en matière économique, et autoritaire et répressive en matière sociale.

Nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas. Beaucoup a été dit sur Nicolas Sarkozy : on connaît désormais son véritable programme et ses dangers. C’est pourquoi, le candidat UMP reprend, une fois encore, une stratégie de Jean-Marie Le Pen : la victimisation. Comme déjà en 1993 lorsque la droite arrivait au pouvoir suite aux législatives, Nicolas Sarkozy parle de « haine » ; « pourquoi tant de haine ? » s’est-il ainsi interrogé à 46 reprises lors de son meeting à Dijon.

Comment un candidat qui a osé accuser implicitement l’Allemagne d’aujourd’hui d’avoir commis la solution finale, un candidat qui a osé stigmatiser les jeunes des quartiers sensibles en les appelant « racailles », en prétendant qu’à 16 ans « tout est déjà joué », qu’à trois ans il faut déceler la délinquance, peut-il se poser en homme sensible et aimant ?

Aujourd’hui, l’ensemble des enquêtes d’opinion montrent (mais les médias ne le précisent jamais) que l’ensemble des tranches d’âges vote majoritairement pour Ségolène Royal, sauf les plus de 65 ans. La France d’hier doit-elle choisir pour la France de demain ? Non, cela n’a pas de sens.

Ces études démontrent que Nicolas Sarkozy n’est pas le candidat des modernes, des réformateurs.

Essayons, non pas de stigmatiser, mais de convaincre avant le 6 mai nos parents ou grands-parents que le bon choix pour une société réformée et apaisée est celui de Ségolène Royal.

Nicolas Sarkozy et sa chaîne « amie » TF1 les manipulent et les effraient (encore ce soir, avec un reportage « coup de pouce » sur la chaîne de Martin Bouygues, sur les « Faux chômeurs, RMIstes fraudeurs et malades imaginaires »).

Ne les laissons pas nous voler notre avenir.

 

Nicolas CADENE 

30.04.2007

Grand concert-meeting "Pour nous, c'est Elle" Mardi 1er mai à 15h30 au stade Charlety.

Ségolène Royal, candidate à l'élection présidentielle a le plaisir de vous convier à un

GRAND CONCERT-MEETING, "Pour nous, c'est Elle",

Mardi 1° mai à 15h30 AU STADE CHARLETY

Avec la participation de nombreux artistes

BENABAR, CALI, Michel DELPECH, DISIZ LA PESTE,

GRAND CORPS MALADE, Leny ESCUDERO,

Kery JAMES, MAFIA KAFRI, MIOSSEC, MOKOBE,

YANNICK NOAH, RENAUD, SAPHO, TETES RAIDES

ET L'INTERVENTION DE SEGOLENE ROYAL

Concert gratuit

Stade Charléty

99 boulevard Kellermann

75013 Paris

RER Cité universitaire

OUVERTURE DES PORTES A 15H30 AVEC ANIMATIONS

L'hôpital sera défendu et sera revitalisé parce que je pense que c'est l'un des fondements de notre pacte républicain.

Ségolène Royal a visité, en compagnie notamment du président de l'Association des médecins urgentistes hospitaliers de France (Amuf) Patrick Pelloux, le centre hospitalier Sud francilien à Corbeil, une structure de pointe qui rassemble les pompiers, un SMUR (service médical d'urgence et de réanimation), un hôpital et une maison de santé où travaillent des médecins libéraux.

"C'est quelque chose d'exemplaire que je souhaite voir se généraliser" déclare Ségolène Royal, en affirmant "son engagement pour le service public hospitalier". "Je veux que l'hôpital retrouve les moyens dont il a besoin pour assurer à tous les Français l'accès aux soins".

Elle regrette à cet égard que "les problèmes liés au drame de la canicule ne soient pas résolus", et que les crédits promis ne soient arrivés "qu'à hauteur de 45%".

"Avec moi, l'hôpital sera défendu et sera revitalisé parce que je pense que c'est l'un des fondements de notre pacte républicain". "L'hôpital public doit retrouver ses forces et ses moyens".

"L'hôpital public, au cours de ces dernières années, a perdu beaucoup de moyens. Il est en situation de grande fragilité"."Il faut que les Français aient un droit adapté aux soins sur l'ensemble du territoire national".

La candidate socialiste promet de renforcer les services d'urgence, de lancer "un plan de recrutement et de formation des infirmiers" dont "nous manquons cruellement" et veut aussi favoriser les conditions de travail des médecins qui font le choix de travailler dans le public.

Interrogée sur le sujet des fermetures de lits dans les services hospitaliers, elle répond que "non seulement il ne faudra plus fermer de lits, mais il faudra en ouvrir dans les services qui en ont besoin". "Je répondrai aux besoins".

"En aucun cas, il n'y aura de système de déremboursement ou de franchise". "Je ne suis pas d'accord avec cette façon de voir les choses: on n'a pas à rabattre sur le service public hospitalier".

Ségolène Royal s'indigne de voir des cliniques privées "achetées par des fonds de pension étrangers qui gagnent beaucoup d'argent". "Dans le domaine de la santé, certains réussissent à gagner beaucoup d'argent sur le dos de sa Sécurité sociale", observe-t-elle, notant "qu'il y a quand même là quelque chose qui ne va pas". "Dans la santé aussi, je crois qu'il faut remettre un ordre juste".

S'exprimant "à titre personnel", le Dr Pelloux confie: "J'ai voté François Bayrou au premier tour et je voterai Ségolène Royal au deuxième tour de l'élection présidentielle parce que je crois que le renouveau qui est affiché et l'attachement qui est affiché au service public et aux valeurs que je développe sont vraiment un élément important".

En tant que président de l'Association des médecins urgentistes hospitaliers de France (AMUHF), le Dr Pelloux souligne que "les conditions de travail s'aggravent de manière considérable" pour les médecins hospitaliers et qu'"au cours des cinq dernières années", "jamais on n'a fermé autant de services", notamment en chirurgie. Pour lui, il est "extrêmement positif" que Ségolène Royal ait souhaité rencontrer les médecins.

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