10.01.2009
Un peu moins de lumière pour un peu plus de résultats
Hier et avec raison Nicolas Sarkozy a mis en garde les États-Unis contre toute tentation de bloquer l'adoption de mesures de 'refondation' du capitalisme, lors du sommet du G20 programmé le 2 avril à Londres.
Mais pourquoi a-t-il attendu tout ce temps ? George W. Bush a-t-il était exemplaire au dernier G20 ? Assurément pas, bien au contraire. En réalité, cette incohérence traduit surtout une autre crainte du président français, son seul souci : être éclipsé par le nouveau président américain Barack Obama alors même que jusqu'à peu, en 'président de l'Union européenne', il se voulait 'sauveur du monde' !
Plus sérieusement, entendre le chef de l'État parler de 'moraliser le capitalisme' apparaît franchement indécent. En effet, nous n'oublions pas que c'est lui qui n'a eu de cesse de favoriser les plus aisés et les grands financiers à travers une série de lois plus injustes les unes que les autres (bouclier fiscal, paquet fiscal, réforme des dividendes, désengagement de l'État dans le secteur public, hospitalier, éducatif, etc.). Nous n'oublions pas non plus tout ce qu'il a offert à ses amis grands patrons (les recettes publicitaires du service public audiovisuel à son ami Bouygues, l'assouplissement des conditions pour qu'une même personne physique ou morale détienne 49% d'une chaîne de télévision pour Bolloré, etc.).
Enfin, nous n'oublions pas sa préférence pour des vacances sur un yacht d'un proche milliardaire, dans une villa luxueuse des États-Unis ou sur les plages brésiliennes alors que ses concitoyens ne cessaient de devoir, selon ses propres mots, 'se serrer la ceinture'.
Comme à son habitude, Nicolas Sarkozy parle beaucoup et fait de belles annonces. Mais comme d'habitude, nous aurons probablement beaucoup de communication... pour rien.
M. Sarkozy cultive son image. On préférerait un peu moins de lumière et un peu plus de résultats. Pour le moment, à chaque réforme ce sont les faibles qui doivent faire des efforts pour sauver les puissants, les français ne sont plus dupe et admonester un président qui n'est pas encore en exercice ne change malheureusement rien à cet état de fait.
18:59 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


Commentaires
C'est très juste et on aimerait entendre le ps là-dessus !
Ecrit par : Robert | 11.01.2009
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