10.09.2008
Sommes-nous à la veille de 1789 ?
Le groupe Renault, qui emploie 87 000 personnes en Europe dont 63 000 en France, s'est fixé un objectif de 6 000 départs (dont 4 000 en France et 2 000 dans d'autres pays européens) chez les personnels de structure.Premier constat : les propositions ("projet professionnel ou personnel, départ en retraite, congé de reclassement ou retour au pays pour les salariés de nationalité étrangère") qui accompagnent ce plan sont à ce jour bien en-dessous des attentes des personnes susceptibles d'être candidates au départ.
Antoine Rufenacht, le maire du Havre a depuis plusieurs semaines alerté l'entourage de Christine Lagarde, afin de trouver une solution. Cette dernière ne semble guère réactive.
Comme le proposent certains à Bercy, une façon de sauver Sandouville serait un positionnement sur les petites voitures, celles qui se vendent le mieux. L'aventure de la Smart prouve qu'il est possible de fabriquer en France –en Lorraine en l'occurrence - des petits modèles et de faire des bénéfices.
Plus spécifiquement, Sandouville pourrait construire des voitures électriques.
Cette solution serait bien la moindre pour le chef de l'État, qui, la semaine dernière encore, s'est affirmé à Saint Nazaire comme "le président de l'industrie nationale"...
Comment pouvons-nous accepter de telles suppressions d'emplois de la part d'un groupe recevant régulièrement des aides publiques ? Il n'est plus acceptable que la collectivité aide à hauteur de plusieurs millions d'euros chaque année des entreprises qui ne créent jamais les emplois promis et qui aggravent les conditions de travail (cf. les nombreux suicides au sein de l'entreprise). La conditionnalité des aides publiques est bien d'actualité.
Certes, Carlos Ghosn est un patron qui a su racheter Nissan et redresser l'entreprise. Certes, Renault connaît aujourd'hui une crise importante. Mais au-delà du contexte mondial, de la hausse des matières premières et du pétrole, la responsabilité en vient aussi à son équipe dirigeante, incapable d'établir des prévisions réalistes ni de se prémunir contre ce type de risques. C'est l'illustration même des dérives de notre système et de la recherche toujours immédiate du maximum de profits, sans aucune analyse sur le long terme.
Dans de telles conditions, comment accepter que Carlos Ghosn perçoive (en 2007) 3,41 millions d'euros de rémunération (+29% par rapport à 2006) et 19,3 millions d'euros en revenus du capital ?
Est-ce que les privilégiés qui se rémunèrent grassement et demandent toujours des sacrifices aux autres ne se rendent pas compte que cela ne peut plus durer ?
Attention à la révolte contre les privilèges...
Jean-Louis Bianco & Nicolas Cadène
15:20 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note


Commentaires
Et si on restait dans les fromages ? Une transition de Hollande/Aubry, quoi ?
Ecrit par : Fansolo | 14.09.2008
EN s en fou de ca du con.
On veut plus de fric, tu captes pas, le pouvoir d'achat???
A ca pour faire de l histoire, y en a du coc, mais apres, pour faire de la politique, repartager les richesses, personne
bonde de merdes
Ecrit par : Gingko | 25.09.2008
Veuillez excuser ce jeune homme.
l'équipe de CQFD
Ecrit par : cqfd | 25.09.2008
t'inquiète JD, on va lui faire le cul à ce nazi
Ecrit par : bETTY | 25.09.2008
Ginko n'a pas tord.
Le PS n'est pas un parti révolutionnaire mais là ils font référence à 1789. Ca pourrait sembler contradictoire mais en fait pas du tout : en 1789 le pouvoir a juste changé de mains (de la noblesse à la bourgeoisie) et on a appelé ça une révolution.
Au fond les socialistes sont assez lucides.
Ecrit par : bambs | 25.09.2008
retourner sur le forum bande de cons, vous netes pas chez vous ici
Gingko n'a jamais dit ça.
Nous on soutient les socialiste meme si c'est vrai qu on s en fou de la revolution et qu i ferait mieux de s occuper de notre fric
Ecrit par : tarok | 25.09.2008
je capte rien a ton baratin.
Ou est ma boite de chicoré?
Ecrit par : courmentel | 26.09.2008
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