29.11.2007
Les droits de l'Homme : une préoccupation vite oubliée par Nicolas Sarkozy
CONGRES DU 14 JANVIER 2007
« Ma France, c’est celle de tous les Français sans exception. C’est la France de Saint-Louis et celle de Carnot, celle des croisades et de Valmy. Celle de Pascal et de Voltaire. Celles des cathédrales et de l’Encyclopédie. Celle d’Henri IV et de l’Edit de Nantes. Celle des droits de l’homme et de la liberté de conscience. »
« Ma France, c’est une nation ouverte, accueillante, c’est la patrie des droits de l’homme. »
« Je veux être le Président de la France des droits de l’homme. Chaque fois qu’une femme est martyrisée dans le monde, la France doit se porter à ses côtés. La France, si les Français me choisissent comme Président, sera aux côtés des infirmières bulgares condamnées à mort en Libye. Elle sera aux côtés de la femme qui risque la lapidation parce qu’elle est soupçonnée d’adultère. Elle sera aux côtés de la persécutée qu’on oblige à porter la burka, aux côtés de la malheureuse qu’on oblige à prendre un mari qu’on lui a choisi, aux côtés de celle à laquelle son frère interdit de se mettre en jupe. Aux côtés de l'enfant que l'on vend ou que l'on exploite.
Je ne crois pas à la « realpolitik » qui fait renoncer à ses valeurs sans gagner des contrats. Je n'accepte pas ce qui se passe en Tchétchénie, au Darfour. Je n'accepte pas le sort que l'on fait aux dissidents dans de nombreux pays. Je n'accepte pas la répression contre les journalistes que l'on veut bâillonner. Le silence est complice. Je ne veux être le complice d'aucune dictature à travers le monde. »
DISCOURS DE SAINT-QUENTIN DU 25 JANVIER, DE POITIERS DU 26 JANVIER 2007 ET DE TOULON DU 7 FEVRIER 2007 :
« Je veux être le Président d’une France qui défende partout les droits de l’homme et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. D’une France qui s’oppose aux dictatures et combat le totalitarisme, cette tyrannie où le tyran n’a pas de visage parce qu’il est partout, jusque dans les têtes. »
CONFERENCE DE PRESSE SUR LA POLITIQUE INTERNATIONALE DU 28 FEVRIER 2007
« Notre identité démocratique nous destine à promouvoir la liberté et le respect de l'individu dans le monde (…) Je n’accepte pas les discours qui remettent en cause l'universalité de la déclaration des droits de l'homme de 1948. Ces valeurs sont universelles, aucun individu ne doit en être privé, et la liberté est créatrice de prospérité et de stabilité (…) Il faut refuser l’opposition stérile entre « réalisme » et « idéalisme. » L’histoire montre que le sacrifice des valeurs au nom d’intérêts à court terme ou d’une stabilité d’apparence n’engendre que la frustration, le désespoir et la violence. »
« Je veux dire également que ce n’est pas parce que la Chine et la Russie sont de très grandes puissances que l’on doit s’interdire de dénoncer les violations des droits de l’Homme qui y sont commises. De ce point de vue, sans vouloir m’ingérer dans les affaires intérieures de ce grand Etat, je dois dire que l’évolution de la Russie ces derniers temps est à mes yeux préoccupante. »
DISCOURS DE BORDEAUX DU 1er MARS 2007
« On combat la dictature et le totalitarisme par la démocratie et par les droits de l’homme. La France n'est elle-même que quand elle est intransigeante sur la défense de ces valeurs universelles. Les Tchétchènes massacrés, les Soudanais exterminés au Darfour, les infirmières bulgares embastillées, Ingrid Betancourt emprisonnée. Toutes et tous sont Français parce que tous et toutes sont victimes de l'oppression. »
DISCOURS DE CAEN DU 9 MARS 2007
« La République fraternelle c’est celle de Mirabeau et des droits de l’homme »
DISCOURS DE BESANÇON DU 13 MARS 2007
« Je veux défendre la république, la démocratie et les droits de l’homme. »
DISCOURS DE PARIS DU 18 MARS 2007
« Le Darfour est un scandale inacceptable, la Tchétchénie une horreur, les infirmières bulgares en Libye, une barbarie, Ingrid Betancourt dans la jungle colombienne une tragédie.
« Président de la République, je ne me tairai pas devant ces insultes aux droits de l'homme. »
DISCOURS DE NICE DU 30 MARS, DE LYON DU 5 AVRIL ET DE TOURS DU 10 AVRIL 2007
« Je crois que les droits de l’Homme ne sont pas négociables »
DISCOURS DE TOULOUSE DU 12 AVRIL ET DE PARIS DU 29 AVRIL 2007
« Je veux être le Président de la France des droits de l’Homme. Je ne crois pas à la « realpolitik » qui fait renoncer à ses valeurs sans gagner des contrats. Je n'accepterai jamais ce qui se passe en Tchétchénie. Parce que nous sommes les héritiers du Général de Gaulle, qui a mis si haut le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, nous ne pouvons accepter ce qui se passe là-bas, sans rien dire. Ce qui se passe au Darfour est une honte et les dirigeants qui acceptent ce génocide auront à rendre des comptes devant la communauté internationale de ce scandale. Le silence est une complicité. Je ne veux être le complice d'aucune dictature à travers le monde. Je veux avoir le courage de faire ce que la gauche au pouvoir n’a pas eu le courage de dire. »
DISCOURS DE PARIS DU 29 AVRIL 2007
« J’ai vu la misère des prisons françaises si souvent indignes de la patrie des droits de l’Homme. »
CONCLUSION
La déloyauté de Nicolas Sarkozy est particulièrement frappante. A l’extrême inverse de ses très nombreuses déclarations et affirmations appuyées en faveur de la défense partout dans le monde des droits de l’Homme, le président de la République pratique une « realpolitik » des plus condamnables, et a renié ses engagements de « ne pas se taire », lors de ses voyages en Libye, en Russie, aux Etats-Unis ou en Chine.
14:53 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


Commentaires
c'est en effet flagrant !
Ecrit par : JohnnY | 01.12.2007
Ecrire un commentaire