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08.03.2007
Thibault (CGT): Sarkozy reprend "mot pour mot" les revendications du Medef
Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a accusé jeudi le candidat UMP à l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy, d'avoir repris "mot pour mot" la proposition du Medef (patronat) d'instaurer une rupture du contrat de travail "par consentement mutuel".
Dans un discours prononcé mardi 6 mars à Cormeilles-en-Parisis (Val d'Oise), M. Sarkozy a annoncé vouloir créer "une possibilité de rupture du contrat de travail par consentement mutuel entre le salarié et l'employeur".
Cette disposition permettrait "au salarié de toucher des indemnités chômage", a ajouté le candidat de l'UMP, par ailleurs ministre de l'Intérieur.
Nicolas Sarkozy reprend ici "mot pour mot une revendication du Medef" et pourrait "presque revendiquer d'être un candidat patronal", a fustigé M. Thibault au cours d'une conférence de presse. "L'expérience syndicale montre que le rapport patron/salarié n'est pas un rapport d'égal à égal mais un rapport de subordination" du salarié à l'employeur, a ajouté le responsable CGT.
"C'est dans la même veine que les heures supplémentaires" qui pourraient selon M. Sarkozy "être décidées sur la base du +volontariat+" du salarié, a ironisé M. Thibault.
La CGT s'est élevée à plusieurs reprises contre l'idée qu'un salarié puisse librement "travailler plus pour gagner plus", comme le suggère un slogan de campagne de M. Sarkozy.
La présidente du Medef Laurence Parisot a à plusieurs reprises proposé ces derniers mois d'instaurer entre l'employeur et le salarié "un mode de séparation par consentement mutuel comme pour le divorce depuis 1975, avec des indemnités intéressantes pour le salarié mais plus prévisibles pour l'employeur".
Cette "séparabilité" "échapperait au contrôle du juge, (...) sauf vice du consentement", suggérait Mme Parisot.15:45 Publié dans Présidentielle 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


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