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14.02.2007
Levallois accepte d'effacer la dette de son maire, proche de Sarkozy
Le conseil municipal à large majorité UMP de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) a décidé d'effacer la dette de son maire, très proche du candidat Nicolas Sarkozy.
Cette "demande de remise gracieuse" sera ensuite transmise au ministre des Finances Thierry Breton, qui statuera en dernier ressort et qui a déjà donné son accord de principe ... La chasse au laxisme s'arrête zux portes de Bercy et de Levallois ...
Le projet de délibération présenté par la municipalité aux conseillers explique que la loi du 23 février 1963 "dispose, en son chapitre IX, que 'les comptables publics dont la responsabilité personnelle et pécuniaire a été mise en jeu peuvent obtenir la remise gracieuse des sommes laissées à leur charge'".
Le 7 mai 1996, Patrick Balkany avait été condamné par le tribunal de grande instance de Nanterre, jugement confirmé en appel et en cassation, à 15 mois de prison avec sursis, deux ans d'inéligibilité, 30.000 euros d'amende et près de 120.000 euros de dommages et intérêts, "pour avoir affecté trois agents municipaux de la ville de Levallois-Perret à son usage personnel".
La justice administrative l'a également condamné à rembourser à la ville environ 524.000 euros représentant les salaires des trois agents communaux sur la période durant laquelle ils ont travaillé pour Patrick Balkany, et 230.865,57 euros représentant les intérêts de cette somme.
"M. Balkany a réglé l'intégralité" des 524.000 euros, indique le projet de délibération.
Le même document poursuit: "l'intégralité du principal (les 524.000 euros, ndlr) ayant été réglée à la ville, M. Balkany souhaite effectuer une demande de remise gracieuse des intérêts, comme la loi en prévoit la possibilité", demande adoptée lundi soir.
Olivier de Précigout, conseiller municipal d'opposition, a jugé l'adoption de cette demande "extrêmement choquante", se demandant "ce qu'en pense le président de l'UMP" Nicolas Sarkozy, proche de M. Balkany.
Elisabeth Gourevitch, conseillère PS, a dénoncé le fait que "dans cette situation, les intérêts (les 230.865,57 euros, ndlr) sont supportés par la commune".
Indiquant vouloir saisir le tribunal administratif sur la décision de lundi, Dominique Cloarec, conseillère Verte, a lancé: "qui a dit hier 'il faut remettre la morale au coeur de la politique'? C'est votre ami Nicolas Sarkozy (...) et je suis d'accord avec lui".
18:20 Publié dans Présidentielle 2007 | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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Commentaires
c'EST l'hallu ce balkany !
Ecrit par : hallucinant | 14.02.2007


