09.02.2007
DSK propose à Royal une fiscalité "plus juste" et "plus efficace"
Dans son "avis" sur la fiscalité remis officiellement vendredi à Ségolène Royal, Dominique Strauss-Kahn prône un "impôt citoyen" que paieraient "tous les Français", y compris ceux qui "délocalisent tout leur argent à l'extérieur". Il propose aussi de revenir sur les baisses d'impôt pour les 1% de contribuables les plus favorisés, de créer une "taxe carbone" ou encore d'encourager les entreprises vertueuses.
La philosophie de cet "avis" d'une quinzaine de pages, remis à la candidate sous forme de clé USB : "mettre la fiscalité au service du développement économique" mais aussi "une fiscalité juste", a expliqué DSK après sa rencontre avec la candidate du PS.
"Les socialistes au pouvoir, ce n'est pas plus d'impôts, plus de dépense. Ce sont des impôts plus justes, plus efficaces et des dépenses qui servent l'intérêt national", a-t-il dit. "Il y a des propositions précises" et "je crois qu'elle en reprendra un certain nombre".
La mesure-phare proposée par DSK est la création d'un "impôt citoyen" pour lutter contre l'exil fiscal. Cette idée intervient après la décision décriée de Johnny Hallyday, soutien de Nicolas Sarkozy, de s'installer en Suisse. Il faut "mettre en place un impôt citoyen pour ceux qui se disent Français mais, finalement, n'ont plus de Français que le nom parce qu'ils quittent le pays", a expliqué DSK. L'idée est de "mettre en place un impôt citoyen que paieraient tous les Français même lorsqu'ils ont décidé de délocaliser tout leur argent à l'extérieur".
Autre proposition-clé, DSK préconise de revenir sur les baisses d'impôt dont ont bénéficié les 1% de contribuables "tout en haut de la hiérarchie". "Pendant cinq ans, il y a eu des baisses d'impôt et des hausses de CSG" (contribution sociale généralisée, NDLR), a-t-il expliqué.
Or, "à peu près 99% des Français ont payé plus -impôts et CSG réunis- et 1% ont gagné. Ce n'est pas juste", a-t-il jugé. "Ça conduit à revenir sur le bouclier fiscal (impôts plafonnés à 60% des revenus, NDLR) et à revenir sur ce qui est prévu comme baisses pour 2007".
Globalement, l'ancien ministre de l'Economie et ancien rival de Ségolène Royal dans la primaire au PS estime qu'"il faut stabiliser la fiscalité".
Il n'a pas exclu le principe de baisses d'impôt : "peut-être que si l'économie se passe bien, si les choses se passent bien, au bout de quelques années on pourra entraîner des baisses d'impôt".
DSK propose ensuite de mettre en place une "taxe sur le carbone". "Le moment est venu de faire qu'en matière d'environnement, d'écologie, on cesse de faire de beaux discours pour véritablement mettre en place un outil fiscal qui permette de lutter contre les émissions de carbone, contre la dégradation de l'environnement", a-t-il indiqué. L'idée d'une taxe carbone figure dans le Pacte écologique de Nicolas Hulot.
DSK veut également encourager les entreprises vertueuses en jouant sur l'impôt sur les sociétés, en favorisant celles qui embauchent en CDI plutôt qu'en CDD et celles "qui investissent plutôt que celles qui distribuent des dividendes". Des propositions qui figurent déjà pour certaines dans le projet adopté par le PS en juillet dernier.
17:23 Publié dans Présidentielle 2007 | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note


Commentaires
Why not ?
Ecrit par : Ok | 09.02.2007
Formidable, cette idée de fiscalité anti-Johnny : mais pas totalement inédite hé hé hé : http://hugues.blogs.com/commvat/2007/01/no_taxation_wit_1.html
Ecrit par : Hugues | 09.02.2007
A la moindre baisse de Ségolène Royal dans les sondages, les média nationaux se demandent insidieusement si elle va tenir. Car ce qu’à fait la presse people, l’autre presse est prête à le défaire. Ca va être dur pour Ségolène. Evidemment un désintérêt de l’opinion envers Ségolène rendrait plus facile la victoire annoncée de Nicolas Sarkozy. Dès lors plus besoin de voter nécessairement Sarkozy pour faire barrage à la gauche. Dès lors on peut sans risque voter pour Philippe De Villiers. Comprenant à leur tour tout le parti, sans jeu de mot, à tirer de cette situation nouvelle, Taubira, Chevènement, et même Jospin, annoncent leur candidature, et obtiennent en quelques jours les parrainages nécessaires. Le premier tour voit Philippe De Villiers arriver en tête.
Bien sur il s’agit d’une pure fiction. Toute ressemblance avec une situation ayant déjà existée est fortuite bien que nous ayons conservé les noms de certains protagonistes.
La réalité dépasse la fiction, dit le dicton. Un humoriste imitateur téléphone à la candidate officielle du parti socialiste en se faisant passer pour un important homme politique étranger. Aussitôt la candidate officielle du parti socialiste se laisse aller à des confidences sans prendre la précaution élémentaire de faire vérifier l’identité de son interlocuteur. Il ne fait pas bon confier un secret à cette candidate officielle du parti socialiste là !
Ecrit par : soutien | 09.02.2007
Donc, non content de pousser les plus brillants francais a l'etranger, la gauche veut maintenant qu'ils renoncent a leur "francitude". La suisse et les etats unis, qui font deja cela, proposent un vrai service a l'etranger, avec des consulats utiles. La france rien.
N'importe quoi..
Ecrit par : francais de l'etranger | 10.02.2007
OuuawwW ! nico, tu n'accueilles que des pro-sarko sur ton site ! t'inquiète, moi je soutiens Ségolène Royal !!
Ecrit par : Sylvain | 10.02.2007
Pour votre info "fançais à l'étranger, la proposition du PS de créer une "contribution citoyenne" pour les Français installés à l'étranger et ne payant pas d'impôts en France ne touchera qu'autour de 50.000 expatriés et servira notamment à financer les lycées français à l'étranger !
"Il faudra mettre la barre suffisamment haut pour être sûr de ne toucher que les gens ayant de très haut revenus, dont la plupart ont décidé de partir à l'étranger pour des raisons d'optimisation fiscale", a déclaré Strauss-Kahn, citant le chiffre d'un revenu annuel de 200.000 euros, soit "grosso-modo 15 Smic" !!!
Ne seront pas concernés les fonctionnaires installés à l'étranger, car ils paient leurs impôts en France, les salariés d'entreprises françaises dont "beaucoup ont une part (fiscale) française et une étrangère" ainsi que ceux "qui paient intégralement à l'étranger et qui ont des revenus moyens, voire bons mais pas exceptionnels".
"Quand on a bénéficié du système français, notamment en matière de formation, qui est quand même l'un des rares systèmes totalement gratuit au monde, on doit quelque chose à son pays", estime avec raison DSK !
"Ce genre de mesures existent pour les Américains hors des Etats-Unis et pour les Suisses hors de Suisse, pays qui ne sont quand même pas considérés comme des coupe-gorge fiscaux. Dans ces pays-là, le fait d'avoir la nationalité, c'est pas rien", poursuit-il.
Ecrit par : Thierry | 10.02.2007
Il parait que Johnny, il aime bien ajouter de la grenadine dans son demi.
C'est expliqué sur le blog www.thedino.org , l'article s'intitule JEAN PHILIPPE SMET
Bisous,
Ecrit par : Sylvie Vartan | 15.02.2007
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