Le Premier secrétaire du PS, François Hollande, a demandé mercredi "qu'il y ait immédiatement des vérifications" sur l'information du Canard Enchaîné selon laquelle le ministère de l'Intérieur aurait diligenté des enquêtes sur l'entourage politique de Ségolène Royal.
"Nous venons d'apprendre et je ne sais si cette information sera confirmée, qu'il y aurait eu des enquêtes des RG diligentées sur ordre du cabinet de M. Sarkozy sur des membres de l'entourage de Mme Royal, de son équipe de campagne présidentielle", s'est indigné M. Hollande, dans une déclaration à la presse à l'Assemblée nationale.
"Je demande qu'il y ait immédiatement des vérifications qui soient faites", a ajouté le numéro un du PS.
"Je demande que ces informations soient, je l'espère, infirmées, mais si elles sont confirmées, alors il faudra en tirer toutes les conséquences au niveau de la campagne présidentielle", a-t-il prévenu.
Dans son édition du 24 janvier, l'hebdomadaire affirme que sur "ordre en provenance du cabinet" du ministre de l'Intérieur, des investigations ont été menées par les Renseignements généraux sur Bruno Rebelle, ex-directeur de Greenpeace France qui a rejoint récemment l'équipe de campagne de Mme Royal.
Le porte-parole du Parti socialiste, Julien Dray, a également dénoncé mercredi les "pratiques inacceptables" consistant pour le ministère de l'Intérieur à enquêter sur l'entourage politique de Ségolène Royal.
Il a été rédigé une "+notice+ de plus de trois pages qui a mobilisé pendant trois jours six fonctionnaires du ministère" sur M. Rebelle, affirme le Canard.
S'appuyant sur ces "informations précises et circonstanciées", Julien Dray souligne dans un communiqué que "ces pratiques dignes des pires campagnes électorales sont inacceptables".
Y voyant la confirmation de "la confusion totale des genres entre fonction ministérielle et candidature à l'élection présidentielle", le porte-parole du PS "demande au chef de l'Etat de rappeler les règles élémentaires et de donner toutes les garanties du respect des principes démocratiques".
Le directeur adjoint de la campagne de Ségolène Royal, Patrick Mennucci, a jugé "épouvantable" que soient "menées des enquêtes policières avec l'argent de l'Etat".
Ce sont des méthodes "dignes du Turkménistan et du dictateur" Niazov, récemment décédé, a-t-il déclaré à l'AFP.
Commentaires
On nage dans le délire. Les Français ne peuvent quand même pas élire un type pareil ? Aux USA, ce mec serait déjà sorti par tous les médias ! et chirac qui dit rien...
Ecrit par : Jacques | 24.01.2007
il suffit de faire le tour des médias. Je viens d'écouter France inter, le journal... la neige, la neige... mais pas de ça non.
Ecrit par : machinchise | 24.01.2007
C'est indigne d'une démocratie (mais y sommes nous encore ?)
Ecrit par : Martine | 24.01.2007
REMARQUE GENERALE : LA CRAINTE EST INDUITE / L'AUTOCENSURE INDUITE / UN CANDIDAT MINISTRE DE L'INTERIEUR GENERE NATURELLEMENT UNE AUTOCENSURE DE FAIT CHEZ SES OPPOSANTS / LA FONCTION DU CANDIDAT N'EST PAS UNE FONCTION DE MINISTERE LAMBDA FACE AUX BREBIS QUE NOUS SOMMES SA FONCTION BIAISE NATURELLEMENT LE DEBAT PAR LA CRAINTE QU'ELLE GENERE DE FACON REELLE OU FANTASMEE ! QUE LE LOUP SE SERVE DE SA FONCTION RIEN NE PERMET DE L'AFFIRMER. REFLECHISSONS UN INSTANT IL N'EN A PAR AILLEURS AUCUN BESOIN ! SA FONCTION EST NECESSAIRE ET SUFFISANTE POUR BRIDER LES ATTAQUES ! LE RESTE N'EST RIEN. LA PROBLEMATIQUE DEMOCRATIQUE SI ELLE DOIT ETRE POSEE N'EST PAS DANS LES ALLEGATIONS ET DANS LES SUSPICIONS. LA PROBLEMATIQUE MAJEURE EST DANS LE FANTASME NATUREL LIE A LA FONCTION OCCUPEE ! LE LOUP ALPHA LE SAIT PARFAITEMENT IL EN USE ET EN ABUSE RENVOYANT DANS SON DISCOURS HABILE D'AVOCAT CHACUN A SA PARANOIA.... LEGITIME... EN LA DISQUALIFIANT FINALEMENT AVEC LE SOURIRE ET LE MEPRIS NARQUOIS DE CEUX QUI ONT... TOUS LES POUVOIRS. CELA S'APPELLE UN ABUS DE POSITION DOMINANTE... LA POSITION D'UN LOUP ALPHA
"Brebis Galeuse"
http://les-loups.hautetfort.com
le livre : "les loups le sarkozysme expliqué aux enfants"
Ecrit par : BREBIS GALEUSE | 26.01.2007
De quoi s'offusque-t-on ?
Tout le monde semble découvrir que les RG font des enquetes sur les personnalités du moment et sur les personnes ayant a en connaitre dans les domaine critiques, il en était de même avec les écoutes telephoniques et que les avait diligentées ?.
De plus peut-on m'indiquer qui était premier ministre et candidat à l'election présidentielle en 2002 ?
Ecrit par : le Gamadou | 28.01.2007
Quel est le rapport ? Lionel Jospin était premier ministre mais en période de cohabitation avec Jacques Chirac. Il n'avait pas tous les pouvoirs en main. On a aujourd'hui une concentration des pouvoirs inédites (sénat, assemblée, ensemble des AAI, conseil constitutionnel, csa, etc.). Ensuite, les écoutes téléphoniques ne se déroulaient pas en période d'élections, et aujourd'hui, il y en a sans doute bien autant, malheureusement... Enfin, Lionel Jospin n'usait pas de l'argent du contribuable pour faire des déplacements de campagne. Aujourd'hui, Nicolas Sarkozy le fait et est hors la loi, sans que cela ne choque personne.
Gamadou, vous pouvez constatez qu'il y a de très nettes différences !
Ecrit par : Nicolas | 29.01.2007
Ben voyons, en ayant la majorité et le gouvernement il est difficile de croire que l'on n'a pas une bonne dose de pouvoir. Pendant la cohabitation Chirac n'avait vraiment pas beaucoup de latitudes !!
Quant aux déplacements de campagne, il est difficile de croire là aussi que aucun ministre du gouvernement Jospin n'a profiter d'un voyage pour faire un meeting.
Moi je ne vois pas de grande différence
Ecrit par : gamadou | 30.01.2007
Difficile à croire ? C'était pourtant le cas ! ensuite chirac n'avait peut-être pas beaucoup de lattitudes, mais reste que c'était tout à fait différent !
Enfin, faut-il vous rappeler qu'en 2002, la campage ne passait essentiellement entre 2 personnalités institutionnelles, tant au PS qu'à l'UMP : Jospin Premier Ministre, Chirac Président.
Alors, si, il ya avait une très nette différence avec aujourd'hui !
Ecrit par : Nicolas | 30.01.2007
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